Cette production est une charte produite par Les Eco Maires en collaboration avec Gaz de France, autour du Développement durable à l’échelle du quartier. Face à l’urgence climatique et environnementale et à la limitation de nos ressources, il s’agit de repenser les mode de réflexion et d’action au sein des communes.
L’urbanisme et l’aménagement du territoire s’avèrent être des disciplines clés dans l’action locale, et se placent comme réelle point de charnière entre approches politique, opérationnelle et environnementale. En effet, nos modes de concevoir l’espace impliquent des comportements parfois inconscientisés, dans notre façon de s’approprier l’espace public et de le pratiquer, de le vivre. Ainsi, l’urbanisme peut apparaître comme un véritable outil d’invitation à des pratiques et comportements vertueux pour l’environnement et sa biodiversité.
De plus, de nombreuses méthodes dans la conception de l’espace et la construction existent, afin de préserver autant que possible la place de la nature et des écosystèmes au sein des milieux urbains (renaturation des villes, récupération des eaux pluviales, réemploi des matériaux, perméabilisation des sols, travail sur les continuités écologiques des trames verte et bleue, gestion différenciée…). Toutes ces démarches œuvrent dans une logique de pérennité dans un contexte où l’on ne peut plus faire l’impasse sur la question environnementale.
C’est dans cette optique qu’intervient cette charte qui vise à inviter les collectivités territoriales à s’engager en faveur d’un quartier durable. Afin de fixer le cadre opérationnel, quatre grands axes ont été identifiés : urbanisme et aménagement, qualité environnementale du tissu urbain, développement social et économique, et enfin, gouvernance, pilotage et gestion du projet. Sont également présentés divers champs d’action possibles en vue de déployer la notion de développement durable dans la conception et la gestion des quartiers.
Cette charte met en lumière les principes saillants de fabrique de la ville, afin que les collectivités puissent se les réapproprier selon leurs spécificités territoriales et enrichir le capital commun de compétences en matière d’adaptabilité des territoires.


