Congrès mondial de la nature de l’UICN, Abu Dhabi : trois motions portées par les Éco Maires
Du 9 au 15 octobre 2025, le Congrès mondial de la nature de l’UICN s’est tenu à Abu Dhabi. Les membres y ont adopté la vision stratégique à vingt ans de l’Union, le Programme 2026-2029, l’Appel à l’action d’Abu Dhabi, et des dizaines de motions qui engagent la communauté internationale de la conservation pour les années à venir. Les Éco Maires n’étaient pas là en spectateurs : l’association a porté trois motions en tant que sponsor principal, toutes largement adoptées.
Sargasses : une gouvernance pour toute la Caraïbe (motion 029)
Depuis dix ans, les échouements massifs de sargasses frappent les Antilles, la Guyane et tout le bassin caribéen, avec des conséquences lourdes pour la santé des habitants, la pêche, le tourisme et les écosystèmes côtiers. Chaque territoire se débrouille seul. La motion 029, rédigée par Ivane de Scitivaux, secrétaire générale des Éco Maires, à partir des remontées des élus ultramarins du réseau, demande la mise en place d’une gouvernance internationale de la gestion des sargasses à l’échelle du bassin caribéen, pour coordonner la surveillance, la recherche et les réponses d’urgence entre États et collectivités.
Les droits de la nature, du principe à la pratique (motion 054)
Maud Lelièvre, déléguée générale, et Ivane de Scitivaux ont défendu la motion 054, « Rendre les droits de la nature opérationnels et évaluer leur mise en œuvre dans les territoires ». Reconnaître des droits à un fleuve ou à un écosystème est une chose ; en tirer des conséquences concrètes dans la gestion d’un territoire en est une autre. La motion demande des outils d’évaluation et insiste sur la participation des communautés locales, pour que cette gouvernance soit ancrée dans les réalités de chaque territoire plutôt que décidée de loin. Elle est l’aboutissement d’un long travail collectif auquel les Éco Maires ont pris une part active.
Surtourisme (motion 076)
Portée par les mêmes, la troisième motion vise à réglementer les impacts environnementaux du surtourisme et à promouvoir des modèles de tourisme durable au service de la biodiversité, un sujet qui touche directement les communes littorales et insulaires du réseau, en outre-mer en premier lieu.
